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Inauguration de la nouvelle gendarmerie

Vendredi 20 septembre, la municipalité de Routot a inauguré la nouvelle gendarmerie en présence du Sous-préfet, Fabien Martorana, du Général Arviset, du Colonel Collard, des députés Marie Tamarelle-Verhaeghe et Bruno Questel, du sénateur Hervé Maurey, du président de Région Hervé Morin, du président de la Communauté de Communes Roumois Seine Benoît Gatinet, du président de la Communauté de communes Pont-Audemer Val de Risle Michel Leroux, des conseillers départementaux, des maires des communes environnantes, de l’ancien maire Amédée Henri, du conseil municipal.

Après l’inauguration protocolaire, la coupure de ruban, 3 classes de l’école primaire et la chorale du collège ont chanté la Marseillaise. La population a pu ensuite apprécié avec les scolaires les stands de présentation des activités quotidiennes des gendarmes qui se tenait sur le complexe sportif intercommunal.

 

Cette gendarmerie du 21ème siècle au toit végétalisé, à l’isolation renforcée par les pré-murs, double vitrage, pompe à chaleur, VMC double flux, exposition sud pour les appartements (sauf un). Les travaux ont débuté fin 2015, pour une fin de chantier en juin 2017. Les gendarmes ont pris possession des lieux le 1er juillet 2017.

Au total 12 gendarmes sont désormais logés dans cette caserne faisant parti de la Communauté de brigade avec Bourgtheroulde et veille ainsi sur 30 communes environs.

“Ce projet a commencé en 2009 où le colonel Miglyerina annonçait  sa volonté de faire des démarches pour obtenir la construction d’une nouvelle caserne auprès de son ministère de rattachement. La gendarmerie devenait trop petite, 4 gendarmes avaient un logement à l’extérieur et pour l’administratif un bungalow installé dans la cour. Après étude financière, le conseil municipal a décidé de prendre en charge cette réalisation. En 2010, un courrier du ministre des armées, Hervé Morin annonçait que Routot était retenu. L’état a respecté ses engagements avec une subvention de 388.000 € et une DETR de 400.000 €. L’intercommunalité Roumois Nord puis Roumois Seine 200.000 €. L’aide promise du conseil général de l’Eure ne fut pas versée en raison de modification de règle de subvention à l’arrivée de la nouvelle majorité.” indique Bernard Vincent, maire de Routot

Le concours d’architecte (73 candidatures) a permis de retenir le projet de M. Potel du cabinet “9 bis architecte” en Seine-Maritime. L’appel d’offre établi un coût de 2 724 000 € HT

Au final, le coût de la construction s’élèvera à 2 690 000 €  HT plus les frais annexes et honoraires de 460 000 € soit un total de 3 150 000 €. Les subventions s’élèvent à 988 000 €, le montant de l’Emprunt est 1 700 000 € (emprunt de 18 ans), participation communale 460 000 €. L’emprunt est remboursé par le montant du loyer versé par la Gendarmerie.

 

La Famille de Monsieur Popper

Gendarmerie “Charles Poper”

La gendarmerie a été baptisée « Caserne Adjudant-Chef Charles Poper » en présence des membres de sa famille.

Né le 28 mars 1906 dans le département de l’Allier, Charles Poper est nommé gendarme en 1932. Promu successivement maréchal des logis chef en 1940, adjudant en 1945 et adjudant-chef en 1947, il sert dans les brigades de Pont-Audemer, Routot et Villers-sur-Mer (Calvados). À partir de 1946, il est affecté à deux reprises en Tunisie, puis termine sa carrière à Givors (Rhône) après un passage à Bressuire (Deux Sèvres).

Mais Charles Poper n’a pas été un « simple » gendarme. En 1942, alors affecté à la brigade de Pont-Audemer, il s’engage dans la Résistance. Quelques mois plus tard, désigné pour prendre le commandement de la brigade de Routot, il devient en parallèle le chef de la section locale du Maquis Surcouf et prend le nom de « Paul 1 ». Précieux agent de renseignements, il entraîne les hommes du maquis à l’utilisation des armes et combat à leurs côtés. Il contribue également à la distribution de faux papiers pour protéger les maquisards et participe au sabotage d’une rampe de lancement d’avions-torpilles.

Une épouse résistante

Démasqué par l’ennemi en juillet 1944, il se cache pour échapper à la mort. Il intègre en août 1944 un régiment des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) et devient capitaine dans l’armée clandestine. Son épouse, Henriette Poper, s’engage également dans la Résistance comme agent de liaison. Elle devient la trésorière générale au bureau de l’intendance d’un bataillon de FFI. Elle décède le 9 mars 1989. Quant à Charles Poper, il s’éteint le 13 août 2003 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et repose au cimetière du Vésinet.

La famille de Charles Poper était présente :  Agnès Poper, la nièce de Charles Poper, avec sa fille Sandrine Michel et ses petits-enfants Alexia et Benjamin Michel.

Hervé Morin et Sébastien Petit inaugure la rue du colonel Arnaud Beltrame

Rue Arnaud Beltrame

Le tronçon de route devant la nouvelle gendarmerie a été baptisé Rue Arnaud Beltrame. Ce lieutenant-colonel est décédé à l’âge de 44 ans, en  2018, , au lendemain de l’attentat dans un supermarché à Trèbes dans l’Aube (11). Plus de 200 rues en France portent désormais son nom.

Le reste de la rue reste au nom de Rue des Bérangers afin de ne pas produire de changements administratifs pour les riverains qui se situent après la nouvelle gendarmerie.

Article publié le dimanche 22 septembre 2019